Section de Bruxelles – Local 103, rue des Deux Eglises – 1210 – Bruxelles (Madou)
Chers camarades
Comme nous vous l’avions dejà annoncé, les événements liés à l’anniversaire des 30 ans de l’accession à la présidence de la République de F. Mitterrand se concrétisent
- Le jeudi 12 mai
18h-20h : librairie Filigranes, 40 av des Arts avec l’interview de Florence Drory sur son livre
20h30-23h : dans les locaux de la region Ile de France (10, rue Montoyer), nous célébrerons Mitterrand l’Européen avec deux anciens ministres de F. Mitterrand Edwige Avice et Henri Nallet
N’hésitez pas à inviter vos amis !
Bien amicalement
pour la CA
Nicole Fondeneige (secrétaire de section)
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Mes chers camarades,
Aujourd’hui 10 mai, 30 ans après le plus beau jour de ma vie, je voudrais, à ma façon, rendre hommage à celui à qui je le dois.
Déjà expatriée à Singapour je n’avais pu suivre que de très loin l’essentiel de la campagne de François Mitterrand.. Il y avait bien une poignée de copains qui étaient comme moi « de gauche », minoritaires s’il en fut dans cet océan d’expats repus et d’esprit « petit blanc » voire carrément fachos.. On était constamment agressés, mais nous étions habitués..
On a pu voir par miracle, grâce à l ‘ambassade je crois, le résultat en direct de France dans un cinéma.. Bonheur – et soulagement – indescriptibles, nous étions tous en larmes dans notre petit groupe, les adversaires effondrés et en rage.. quelle fête..
J’ai eu le bonheur et l’honneur d’être la représentante de notre candidat à la deuxième élection présidentielle lorsque j’étais en poste à Hong Kong. J’ai quand même trouvé jouissif de voir les gens qui me snobaient avant, venir, dos voûté, me présenter, tout miel, leurs félicitations.
Mais jamais je n’oublierai mon exaltation du 10 mai 1981.
Je l’ai toujours aimé ce président. De cet amour sans doute aveugle, qui zappe les à côtés remplis d’ombres. Je lui ai toujours fait confiance, toujours trouvé des excuses. Il est toujours près de moi sur sa photo que j’avais reçue lors du rassemblement-hommage à Bastille lorsqu’il nous a quittés..
Il aimait la France, la vie, les femmes, la littérature, les paysages de la France profonde et les quais de Paris.. il se jouait des courtisans, des carpettes comme de ses ennemis mais il respectait le peuple, il a fait tout ce qu’il a pu pour son pays, pour sa dignité, pour sa place dans le monde, tout en souffrant atrocement de sa maladie.
« Je crois aux forces de l’esprit, je serai toujours parmi vous » nous a-t-il promis.
Vous êtes toujours dans mon cœur Monsieur le Président.
Annie Fratoni
Aujourd’hui cela fait 30 ans que François Mitterand a été élu président de la République pour la première fois. Ce fut le seul socialiste à atteindre cette responsabilité sous la 5ème république. J’espère que la prochaîne sera en 2012!
Ce fameux jour du 10 Mai 1981, j’avais 10 ans et je vivais à Pointe Noire au Congo avec mes parents. Ils m’avaient amené avec eux pour assister au dépouillement du vote au Consulat.
J’ai le souvenir d’une ambiance à couper au couteau. Traditionnellement la population de cette ville à cette époque était constituée de ceux qu’on appelle les vieux « français » fidèles à droite.
Au fur et à mesure de la soirée, les sourires disparaissaient des visages alors que je voyais ceux de mes parents s’éclaircir. Je ne me souviens plus du résultat de dépouillement sur Pointe Noire. Dans la soirée quand nous suivions les information sur France Inter, le commentaire de mon père a sonné comme une revanche: « Finalement on les a eu! »
Je ne comprennais pas grand chose à la signification de ce qui venait de se passer mais je ressentais la joie, j’intuyais l’espoir du changement qui se personnalisait dans un seul homme: François Mitterand!
Après ce message personnel sur mon souvenir du 10 Mai 1981, je présente celui de M. Badinter qui illustre pour moi la vraie force de F. Mitterand et peut être ce que je manque le plus chez les Socialistes d’aujourd’hui: le courage politique.
Hélène
Rétrospectivement, certains croient que l’abolition de la peine de mort était un thème favori des orateurs de la gauche pendant la campagne de 1981. Quelle erreur ! Politiquement, c’était considéré comme un sujet à éviter, car la grande majorité des Français étaient en faveur du maintien de la peine de mort.
Je me souviens très bien du jour où la question lui a été posée à la télévision dans l’émission » Cartes sur table » – le 16 mars 1981 – . J’avais eu le matin même une discussion avec Jean-Pierre Elkabbach et, vous connaissant tous les deux – Robert Badinter s’adresse à Alain Duhamel – , je me doutais bien que la question serait abordée le soir même. J’ai donc dit à Mitterrand, avec qui je travaillais les émissions de télévision, qu’il fallait se préparer. Ça l’a rendu nerveux. Il m’a dit : » Laissez-moi tranquille avec votre obsession. Assez avec cette histoire de peine de mort, ça n’intéresse pas les Français ! »
Sur ce, j’ai pris une feuille de papier et, en gros caractères, j’ai fait taper des citations des grandes religions, des grands écrivains et, bien entendu, de Jaurès et de Blum. Puis je suis allé rue de Bièvre et j’ai demandé à sa secrétaire de la glisser dans le dossier de Mitterrand en espérant qu’il la lirait avant l’émission. Là je me souviens que c’est vous, Alain Duhamel, qui, au dernier moment, avez posé la question. J’étais chez moi et je me rappelle qu’il y a eu un quart de seconde où on le voit qui clignait des yeux. Je me suis dit : pourvu qu’il ne sorte pas une de ses phrases élégamment ambiguës dont on ne comprend pas très bien quelle est la conclusion. Et là il a dit ce dont tout le monde se souvient, à savoir que malgré l’opinion dominante il était contre la peine de mort. C’est indiscutablement une preuve rare de courage politique. En y réfléchissant après, je me suis dit que ce n’était pas seulement l’expression d’une conviction : c’était aussi une intuition politique remarquable. Non pas qu’il espérait que grâce à cela il aurait plus de voix, mais parce qu’il démentait par là l’accusation qui avait été toujours portée contre lui d’être avant tout un Machiavel. Au contraire, il montrait que, sur l’essentiel, il était d’abord un homme de conviction.
Communiqué
Pouria Amirshahi,
secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme
Il n’existe pas différentes catégories de Français
Le Parti socialiste exprime sa plus vive indignation à la suite des propos du député UMP Claude Goasguen ce matin en faveur d’une limitation de la binationalité et des droits politiques des binationaux. Il promeut l’instauration d’un fichier des binationaux. Au mépris des principes républicains les plus élémentaires, l’UMP continue ainsi à investir les terres du Front national, prenant le risque de les nourrir.
Le Parti socialiste réaffirme qu’il n’existe pas différentes catégories de Français, mono-nationaux d’un côté et binationaux de l’autre. Les Français sont égaux en droits et en devoirs, et le principe républicain d’égalité ne s’accommode d’aucune discrimination. La binationalité est une réalité, une richesse culturelle et une ouverture au monde.
Notre pays compte des millions de binationaux, qui doivent être écoutés, représentés et défendus au lieu d’être pointés du doigt, jetés à la vindicte populiste et discriminés. Plusieurs centaines de milliers d’entre eux travaillent à l’étranger et contribuent au rayonnement de la France dans le monde. L’avenir de la France n’est pas au nationalisme identitaire véhiculé par les mouvements d’extrême-droite.
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Service de presse
PARTI SOCIALISTE
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